13 novembre 2009
VERITES SUR LES MALADIES EMERGENTES de Françoise Cambeyrac
Je remonte ce sujet qui date de mai 2008, mais il est de plus en plus d'actualité !
Sur le site de Résurgence, j'ai trouvé ceci : CLIC ICI
Edifiant ! Scandaleux ! Effrayant ! Intolérable ! Tout ce qu'on nous cache !
Commencez par lire ... quelques pages !
Mai 2008
09 novembre 2009
Le prix Femina 2009
Le prix Femina 2009 a été attribué à Gwenaëlle Aubry pour Personne (Mercure de France). Gwenaëlle Aubry a été récompensée au 2e tour avec 7 voix, Brigitte Giraud pour Une année étrangère(Stock) et Yannick Haenel pour Jan Karski (Gallimard) ont obtenu des voix.
Le prix Femina du roman étranger est revenu à l'écrivain suisse de langue allemande Mathias Zschokke pour Maurice à la poule (Zoé) et celui de l'essai à Michèle Perrot pour Histoire de chambres (Seuil).
Gwenaëlle Aubry, née en 1971, chargée de recherche au CNRS (en philosophie), est l'auteur de plusieurs romans et récits, dont Le diable détacheur (1999), L'isolée (2002), L'isolement (2003) et Notre vie s'use en transfiguration (2007).
Portrait d'un père psychotique
A la fois roman et récit familial, Personne est le portrait du père psychotique de la romancière, un homme qui n'a "jamais fait bloc avec lui-même".
A sa mort, Gwenaëlle Aubry a découvert dans des cartons des cahiers et manuscrits dans lesquels son père, brillant juriste, racontait l'histoire de sa maladie. A partie de ce matériel brut, elle a écrit un portrait en forme d'alphabet, de A comme Antonin Artaud à Z comme Zelig.
16 septembre 2009
Il faut que je vous dise de Marie Souffron
Mon nouveau coup de coeur lecture :
IL FAUT QUE JE VOUS DISE de Marie Souffron, paru aux Editions Laura mare
Encore sous le coup de l'émotion après lecture de ce magnifique roman, je vous prépare le compte-rendu, cet après-midi...
Le voici !
"Il faut que je vous dise" … que lorsque j'ai lu sur la 4ème de couverture "Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l'autre et la solitude"… j'ai franchement hésité. Pourquoi ? J'ai perdu mes deux parents, il y a quelques années, mais c'est toujours comme si c'était hier. Le manque, la douleur, le chagrin insurmontable, je connais justement trop pour avoir envie de me plonger dans une histoire qui va réveiller immanquablement la blessure.
Et puis, j'ai cédé à la curiosité. J'ai eu envie de découvrir l'univers de Marie Souffron. Laura Mare ne publie que sur coup de cœur, alors j'ai pensé, ayant la même sensibilité, que je ne regretterais sûrement pas. Et j'ai bien fait…
Ce livre est à lecture multiple. Enfants, adultes, tous pourrons y trouver un intérêt certain. Tant d'univers différents s'y entrechoquent, s'entremêlent, s'interfèrent, que forcément chacun y puisera une richesse nouvelle. Personnellement j'ai profondément apprécié ce voyage entre réel et imaginaire, entre rêve et réalité, entre mensonge et vérité, entre magie et surnaturel. Sans oublier le côté didactique qui nous ouvre les portes de la psychologie humaine et aussi celle des rêves.
Marianne meurt accidentellement. Quentin son mari ne peut se résoudre à accepter cette mort aussi brutale qu'inique. Il lui est impossible d'annoncer la nouvelle à leurs deux enfants. Le stratagème qu'il emploie alors, croyant bien faire, va se retourner contre lui, et forcément amener un autre traumatisme, plus insidieux, plus pervers, dans l'esprit de ses enfants.
L'émotion est présente à chaque page. Tous les personnages, Quentin, Marianne, Tom et Charlotte, les deux enfants, vous prennent par la main et vous entraînent avec eux, dans les dédales de leurs sentiments, de leurs rêves ou cauchemars, dans leurs pensées et leurs souvenirs, leurs regrets et leurs espoirs. On se surprend même à entrer dans la peau des personnages. Je suis devenue tour à tour chacun d'eux. Je suis passée par d'incroyables sentiments d'empathie. J'ai même pleuré d'émotion à certaines pages et revécu certaines situations de mon passé. Ce qui m'a permis de comprendre et de mieux analyser certains faits liés à la disparition de mes parents.
J'ai eu du mal à lâcher ce livre étonnant. Je le relirai, c'est certain. Parce que tout ce qui m'enrichit émotionnellement, mérite une seconde lecture. Cette fois-ci pour savourer plus pleinement l'écriture subtile, toute en sensibilité et intelligence de Marie Souffron.
Merci Laura Mare pour ce nouveau coup de cœur. Après celui de Marie-Laure Bigand (D'une vie à l'autre) qui m'avait également emportée dans les délices de la lecture. Voilà une collection qui promet.
Voilà exposé en quelques modestes phrases mon ressenti tout personnel sur ce roman qui ne peut laisser personne indifférent.
Je vous le recommande très sincèrement.
Liza Lo Bartolo Bardin
04 septembre 2009
Laura Mare
Une maison d'édition qui prend son envol :
Marie-Laure Bigand est une de ses chanceux auteurs.
Son troisième roman "D'une vie à l'autre" est la révélation de l'année !
Voir l'article qui lui est consacré dans cette même page.
D'ici quelques jours, j'espère vous annoncer non pas une, mais deux bonnes nouvelles, grâce à Laura !
Me voici de retour avec la confirmation ! Laura Mare publiera courant de l'année 2010 deux de mes romans.
Je suis sur un petit nuage !
Plus d'infos bientôt !
28 août 2009
Internet vous guide dans la rentrée littéraire
vendredi 28 août 2009
Petite moisson des liens sympas sur le Net pour trouver « son » roman de la rentrée.
Perdu dans l'avalanche des 659 nouveaux romans de la rentrée ? Sur le Web, des passionnés partagent leurs coups de coeur et coups de griffe littéraires.
Tous les livres. Chroniquer (presque) tous les livres de cette rentrée : c'est le défi un peu fou que se sont lancé des blogueurs sur Chroniques de la rentrée littéraire, site communautaire issu de Ulike et Babelio. 150 mordus de mots s'y collent et préparent même leur prix pour fin octobre !
chroniquesdelarentreelitteraire.com
1 % littéraire. Autre pari à suivre, sur les blogs où l'on cause bouquins : le « Challenge du 1 % littéraire ». Une idée lancée par La tourneuse de pages, blog finement sous-titré « ouvroir de littérature potentielle ». Petit calcul : 1 % des 659 romans de la rentrée, ça fait sept livres par blogueur... Résultat : une mine d'infos et de conseils de lecture, si tous jouent le jeu et se fendent d'un billet critique.
levraoueg.wordpress.com
Marque-page. Un petit nouveau à découvrir : Blog-O-Book, qui se présente comme « le marque-page des blogueurs qui veulent savoir qui parle de quoi ». Le site recense les livres chroniqués dans la blogosphère. L'occasion d'entendre les voix de lecteurs anonymes mais avertis, dont les conseils de lecture contrastent parfois avec ceux des critiques professionnels.
www.blog-o-book.com
Premiers romans. Piloté par une bibliothécaire au goût sûr, Biblioblog a choisi, pour cette rentrée 2009, de lire et chroniquer les premiers romans. Premier grand coup de coeur pour On ne boit pas les rats-kangourous, d'Estelle Nollet. À suivre...
www.biblioblog.fr
Blogs passion. Cliquez sur le tag « Rentrée littéraire 2009 » sur le blog Chez Clarabel. Capable « d'aimer d'amour un roman », cette livrophage partage avec enthousiasme ses coups de coeur et coups de griffe. Comme elle, les fous de bouquins sont nombreux à bloguer avec passion sur les nouveautés de la rentrée. Petite sélection non exhaustive ci-dessous.
blogclarabel.canalblog.com
www.cuneipage.com
journal-d-une-lectrice.over-blog.net
www.cathulu.com
litteraturepassion.over-blog.com
Et aussi. L'accès aux non-abonnés est restreint, mais le site de Livres Hebdo (la « Bible » des libraires et des éditeurs) est bien pratique pour savoir les dernières nouvelles du petit monde de l'édition. Toujours à l'affût de l'actualité littéraire, La République des livres de Pierre Assouline reste une référence. Enfin, la librairie en ligne Bibliosurf propose un dossier très complet sur la rentrée 2009 : fiches livres, choix du libraire, interviews d'auteurs, chroniques de lecteurs, revue du web...
livreshebdo.fr
passouline.blog.lemonde.fr
bibliosurf.com
Sélection de Corinne BOURBEILLON
SOURCE : OUEST FRANCE Thomas Bregardis
Et puis bien sûr il y a des centaines de blogs de lecteurs....
30 juillet 2009
Chantal Bauwens sur Youtube
19 juillet 2009
La mouette rieuse
La Mouette Liseuse
47/49 rue des Thermes 62100 CALAIS (France)
Nouvelle librairie littéraire et sociale RCS Calais 481 892 602 tel 03 21 96 72 42
méls lamouetteliseuse@wanadoo.fr ou manuel.tv@wanadoo.fr num. Gencod 55918663
A Calais, on se bat pour faire venir tous les livres y compris ceux que le pouvoir ne cultive pas en pots.
Soutenez la mouette par vos achats, achetez Morceaux de temps, le dernier né de l'école d'écriture, cliquez sur la télé locale, ci-dessous + la mouette en péril.
Salut et fraternité !
Manuel
mouetton écriveur
Allez cliquer sur le lien du reportage TV de la Mouette Rieuse
http://www.calaistv.fr/reportages/index.html
29 juin 2009
La méouge, à contre courant
Un livre magnifique pour les amoureux de la nature, de la montagne...
de mon amie Agnès Braisaz.
A voir sur son site :
11 juin 2009
D'une vie à l'autre" de Marie Laure Bigand
L'interview de François Alquier pour les Chroniques de Mandor :: ICI !
Voici ci-dessous la critique d'une éditrice sur un livre qu'elle n'a pas publié ! J'avoue être très agréablement émue par cette honneteté et cette sincérité.
Elisabeth Robert-Mozzanini (Editions Volpilière) connait Marie-Laure Bigand depuis son premier roman "Pour un enfant" que j'avais moi-même beaucoup apprécié. Et puis son deuxième roman "Le premier pas" nous a confirmé le don tout particulier de Marie Laure de nous transporter dans son univers romantique. Aujourd"hui avec "D'une vie à l'autre" je partage totalement le ressenti d'Elisabeth, à tel point que je préfère copier-coller son article, trouvé sur la page Facebook de Laura Mare, heureuse éditrice de Marie-Laure.
D'une vie à l'autre de Marie-Laure Bigand
par Elisabeth Robert-Mozzanini (articles) Aujourd'hui à 15:14
Les vacances ont du bon !
Bien entendu il y a les destinations de rêves, les plages, les piscines à débordement, le ciel d’un bleu limpide… le calme, l’oubli du temps… J’en fais trop là ?
Mais surtout il y a quelque chose que j’adore par-dessus tout, c’est de pouvoir emmener des livres attendus durant un certain temps pour décupler le plaisir de la lecture.
Aujourd’hui je me suis donc installée sur un énorme transat vers 11 heures... Plein soleil, crème solaire, coupe de champagne, piscine chantante derrière mon épaule et j’ai commencé « D’une vie à l’autre » de Marie-Laure Bigand publié chez Laura Mare…
Bien mal m’en a pris puisque 5 heures plus tard (oui, j’ai tout de même effectué quelques plongeons pour me rafraîchir…) je suis couverte de taches de rousseur mais aussi de coups de soleil !
Ah bravo Marie-Laure, ce roman je n’ai pas pu le lâcher, et lire d’une traite quelques 300 pages en ignorant tout du reste du monde c’est limite un enlèvement !
Il faut que je vous avoue que j’ai lu les deux premiers livres de Marie-Laure, que je la connais, que je l’aime beaucoup, que je l'admire énormément. D’où la difficulté ensuite de parler des ouvrages si l’on n’a pas aimé. En général quand je n’aime pas, je n’en parle qu’à l’intéressé, c’est plus simple !
Donc ce troisième ouvrage, (je ne compte plus toutes les publications de nouvelles disséminées un peu partout…), relate l’histoire de plusieurs destins liés par un concours de circonstances et un secret. Il me sera difficile de ne pas trop en dévoiler mais je vais faire attention car en plus de l’originalité de l’histoire, la plume est délicate et page après page on se délecte des sentiments, des peurs, des douleurs, on cherche l’espoir… On le cherche page après page…
Clarisse et Emilie, deux des personnages principaux, vivent leurs vies sans se connaître, heureuses puis assombries par des maux bien plus forts que tout elles vont malgré elles sceller un lien à jamais.
L’amour des siens, frère, sœur, parent, amants, enfants peut nous amener à commettre bien des actes étranges. Ces deux femmes vont subir de plein fouet ce que l’amour peut abîmer ou faire faire…
Une promesse et la vie bascule.
Il y a des deuils plus difficiles à faire que d’autres… Mais quand en plus la vie vous joue des tours, difficile alors de croire encore au hasard… Improbable, énigmatique, fascinant, troublant et tellement touchant… Voici quelques mots qui me viennent à l’esprit lorsque je pense à « D’une vie à l’autre ».
Un roman en trois parties qui se dévore littéralement ! Est-ce que je dois avouer que c’est l’ouvrage de Marie-Laure que je préfère ? Sans aucun doute !
Elle fait partie de ces auteurs dont on attend avec impatience le prochain livre, son imagination, son style, tout n’est que pur plaisir !
Si vous n’avez pas encore choisi votre prochaine lecture je ne peux que vous recommander cet ouvrage ! J’ajoute que l’éditrice : Laura Mare a fait un travail d’identité visuelle superbe et que ses livres sont des délices ! Une bien belle collaboration que celle de ces deux femmes pour qui j'ai beaucoup d'estime.
"D'une vie à l'autre" chez Laura Mare éditions.
ISBN 9782918047063
Prix : 19,50 euros
Et moi, je suis fière de connaître tout ce petit beau monde...
Marie-Laure, Elisabeth, Laure... je vous embrasse très affectueusement.
Liza LBB
03 juin 2009
Joseph MARTRAY (Lamballe, 1914 - Rennes, 2009)
Joseph Martray qui avait eu 95 ans le 14 mai dernier, vient de mourir hier au CHU de Rennes où il avait été admis vendredi à la suite d'un grave incident cardiaque.
La date et le lieu de ses obsèques n'ont évidemment pas encore été fixés.
Fondateur du Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB) à Quimper en 1950, Joseph Martray aura été une des personnalités bretonnes les plus importantes du XXe siècle.
Avec une très grande tristesse,
Bernard Le Nail
Joseph MARTRAY (Lamballe, 1914 - Rennes, 2009)
Né à Lamballe le 14 mai 1914, Joseph Martray fut remarqué de bonne heure par ses maîtres pour ses capacités intellectuelles et fut encouragé à poursuivre des études supérieures, en particulier par Henri Avril (1888-1949), député républicain des Côtes-du-Nord de 1919 à 1924 et ensuite directeur de l’Ecole primaire supérieure de Lamballe. Il poursuivit des études supérieures de lettres à l’Université de Rennes, où il eut comme condisciple Pierre Hélias, puis, après avoir obtenu sa licence, il devint rédacteur dans l’administration préfectorale en 1938, d’abord à Orléans, puis bien vite à Saint-Brieuc. De bonne heure, il fut gagné à l’idée bretonne, en particulier au contact d’étudiants originaires de Basse Bretagne dans ses années à l’université, et il ne devait plus cesser durant toute sa vie de lutter pour une profonde réforme de la France, redonnant de vrais pouvoirs et de vrais moyens aux régions. A Saint-Brieuc, il se lia d'une profonde amitié avec Louis Guilloux et créa notamment avec lui une Maison de la culture bretonne. Devenu à ce titre président de l’Union Folklorique de Bretagne, il fut appelé à faire partie du Comité Consulatif de Bretagne créé par le préfet régional Quenette en octobre 1942.
En 1942, Yann Fouéré, avec l’appui financier d’industriels bretons, avait pris le contrôle du journal La Dépêche à Morlaix. En novembre 1943, il fit appel à Joseph Martray pour en être le rédacteur en chef, fonction que celui-ci allait occuper durant six mois avec l'accord des chefs du réseau de résistance “Défense de la France”, dont il faisait partie. Sous le pseudonyme de M. Mauguet-Martin, Joseph Martray ne cessa de dénoncer avec ironie les conceptions réactionnaires du gouvernement du maréchal Pétain et à traiter sa politique de retour aux provinces de “faux régionalisme”. Joseph Martray, en revanche, ne collabora jamais à l'hebdomadaire de Yann Fouéré La Bretagne (contrairement à ce qui a parfois été écrit). Le 6 juin 1944, premier jour du débarquement allié, Joseph Martray reçut l'ordre de son réseau de quitter son poste à La Dépêche et passa dans la clandestinité rejoignant le maquis de Lamballe.
Il ne fut pas inquiété à la Libération du fait des services qu’il avait rendus à la Résistance mais ne renonça nullement à ses idées bretonnes. Il succéda en 1945 à Pierre Hélias au poste de rédacteur en chef de Vent d’Ouest, le journal du Mouvement de Libération Nationale, et resta à ce poste durant près de deux ans, collaborant étroitement avec André Frénay. Il fonda l’Union des Fédéralistes de Bretagne et participa aussi à la création de l’Union Fédéraliste des Communautés Européennes (UFCE). Dès octobre 1947, il lança une revue intitulée Le Peuple breton pour faite avancer l’idée du fédéralisme européen et de la régionalisation de la France. Dans cet esprit, il publia en 1947 un livre prémonitoire Le Problème breton et la réforme de la France (La Baule, Editions de Bretagne) qui parut presque simultanément avec Paris et le désert français de Jean-François Gravier. En 1948, à la suite d’une commande du gouvernement basque en exil, il fit paraître un second livre : Euskadi (Paris, Robert Wolney).
A partir de 1949, il commença à oeuvrer pour la création d’un comité qui s’efforcerait de fédérer toutes les forces économiques, politiques et sociales de Bretagne pour son développement économique. A la suite d’un banquet organisé à Paris le 10 mai 1950, une journée fut organisé à l’Hôtel de Ville de Quimper le 22 juillet 1950 dans le cadre des Fêtes de Cornouaille et il y fut décidé de créer un “comité de liaison des intérêts bretons”. Il fut décidé quelques semaines plus tard de lancer à partir du 1er décembre un mensuel La Vie bretonne. Le CELIB était né et l’année suivante, René Pleven, grande figure de la France Libre aux côtés du général de Gaulle, acceptait d’en prendre la présidence, mandat qu’il devait conserver jusqu’en 1973. Joseph Martray en fut pendant de nombreuses années le secrétaire général, puis le vice-président délégué. Pendant 20 ans, il multiplia les initiatives pour promouvoir le développement économique de la Bretagne et la prise en mains par les Bretons de leur avenir. Il créa le comité de propagande et de promotion des produits bretons gérant la marque “Bretagne”, oeuvra pour la création d’une antenne de la Bretagne dans la capitale anglaise, le Centre Breton de Londres, puis pour la création du Centre Elysées Bretagne. Il joua un rôle discret mais très efficace pour l’implantation de nombreuses entreprises en Bretagne, en particulier pour inciter Pierre Bercot, le patron de Citroën, à installer une usine dans la région de Rennes...En 1964, il devint membre de la Commission de développement économique régional (Coder), créée auprès du préfet d’Ille-et-Vilaine, puis en 1974 et jusqu’en 1983, il devint membre du Comité économique et social régional. En 1970, après l’échec du référendum de 1969 sur la réforme régionale et le départ du général de Gaulle, il fit paraître un nouveau livre : La Région pour un Etat moderne (Paris, France-Empire) et il participa aussi à la création du Mouvement National pour la Réforme régionale et la décentralisation.
Il fut aussi membre du Conseil économique et social national et s’y fit très vite connaître comme spécialiste des problèmes de la mer, participant dans la délégation française aux rencontres des Nations Unies sur le droit de la mer. Dans ce cadre, il publia deux rapports importants : La Protection et l’exploitation des océans et des fonds sous-marins (Paris, 1974) et L’Avenir des pêches maritimes françaises (Paris, 1976). En 1977, il fit paraître toujours sur ce sujet un livre : A qui appartient l’océan ? (Paris, EMOM). Devenu vice-président de l’Institut français de la mer, il dirigea pendant plusieurs années la rédaction de sa revue, la Nouvelle Revue Maritime.
Ayant décidé de se retirer en Bretagne, il vint habiter au Pouliguen mais la santé de son épouse l’obligea à venir s’établir à Nantes où il ne tarda pas à créer une antenne très active de l’Institut français de la mer et où il fonda, avec le professeur André Vigarié de l’Université de Nantes, le Cedim, centre européen de documentation et d’information sur la mer. Toujours extrêmement actif, il écrivit encore plusieurs livres importants : La Bretagne dans la Révolution française : une passion déçue (France-Empire, 1985), La Destruction de la marine française par la Révolution (France-Empire, 1988) et Nous qui sommes d’Atlantique (Terre de brume, 1991). Établi après la mort de son épouse à Rennes depuis juin 2000, il continue d’être très actif intellectuellement donnant ainsi chaque mois un article de fond au mensuel Armor Magazine pendant des années. En mai 2001, il fit paraître un essai, écrit en collaboration avec Jean Ollivro, fils d’Edouard Ollivro : La Bretagne au coeur du monde nouveau, puis un autre, en janvier 2002, toujours avec Jean Ollivro : La Bretagne réunifiée, une véritable région européenne ouverte sur le monde. Puis en 2002, il fit paraître, seul, un dernier livre : Le tournant : la mondialisation, une chance pour la Bretagne chez Coop Breizh.
Source A.E.B. Association des écrivains Bretons
Yves Lainé


















