11 juillet 2009
Gérard Philipe, encore...
Je ne m'en passe pas ....
Diaporama de photos de Gérard Philipe sur le thème Smile de C.Chaplin.
16 juin 2007
Le prince de Hombourg 1951
Jeanne Moreau et Gérard Philipe dans "Le Prince de Hombourg" d'Heinrich Von Kleist, en 1951, dans la cour d'honneur du Palais des Papes d'Avignon. Mise en scène Jean Vilar.
Spectacle auquel a assisté avec bonheur Jean Claude Koutchouk qui me fait l'amitié de m'offrir ses chers souvenirs.
Liza Lo Bartolo Bardin
17 mai 2007
Jean Claude Koutchouk : rencontre poétique !
Avec l'aimable autorisation de l'auteur, Jean Claude Koutchouk, parce que l'essentiel pour moi est de partager les cadeaux que la vie m'adresse et qui font que ma vie se colore d'arc-en-ciel !
"Avouons que le destin (il n'y a pas de hasard) fait bien les choses - ainsi nous partageons les mêmes passions - Jamais je ne remercierai assez ma déesse Vénus pour avoir permis cette rencontre - Non, Liza, il n'y a pas de coïncidence, pas plus que de hasard - il fallait cette rencontre, pour nous enrichir l'un de l'autre - même si nous devions ne jamais nous rencontrer dans la vraie vie -
Ainsi vous avez joué en Avignon ? Votre passion pour Gérard Philipe n'a donc rien d'étonnant - Mais, avez-vous entendu, à travers le chant des cigales, dans la nuit comtadine et le bruissement du Rhône, les voix de Casarès, de Vilar, de Cuny, de Noiret, de Sorano ? J’avoue n'être jamais retourné en Avignon pendant le festival depuis ce soir de juillet 1963 où Jean Vilar, dans la cour d'honneur de ce Palais des Papes resplendissant et bruissant de 4000 coeurs qui pleuraient à l'unisson, lorsque, seul devant l'immense plateau, il nous fit ses adieux - Je le revis en 1967 à Paris dans le "Dossier Oppenheimer" qu'il monta et joua le rôle titre, de ce savant atomiste jugé par les mackartistes pour activités antiaméricaines - Vilar était un homme engagé dans la société, ce que l'on appelle un humaniste - Ce n'est pas pour rien qu'il a joué Arturo UI (Hitler vu par Brecht) et Thomas More, bravant son roi jusqu'à être condamné à mort - Avignon est, sans conteste, ma plus belle histoire d'amour et de théâtre. C'est là que j'ai rencontré celle qui devint ma compagne durant plus de 20 ans et me donna deux fils, mais qui, hélas, m'a quitté pour un autre monde –
Bonne nuit, qu'elle vous soit douce et sereine, emplie de jolis rêves - A très bientôt j'espère -
Poétiquement tout à vous
15 mai 2007
Jean Claude Koutchouc et Gérard Philipe
Avec l'aimable autorisation de l'auteur, Jean Claude Koutchouk ! Parce qu'il me faut partager avec vous, ce cadeau de la vie : une rencontre avec un poète, écrivain, dont les passions sont proches des miennes !
"Chère amie inconnue,
Merci pour votre si gentil message - Hélas, je n'ai plus de photos personnelles de Gérard (Philipe) - Jérome Garcin, animateur du Masque et la Plume et époux d'Anne-Marie, la fille de Gérard, a écrit un livre : Théâtre intime" (dont je vous recommande la lecture, ainsi que l'excellente bio de Gérard par Bonnal).
Après la lecture du livre de Garcin, j'ai longuement écrit à ce couple et leur ai fait parvenir les photos de ce père dont Anne-Marie ne garde aucun souvenir réel, elle était bébé lorsqu'il est mort - Et, durant 40 ans je me suis senti coupable car, lors de la mort de Gérard, Maurice Jarre, qui a créé toutes les musiques de scène du TNP m'avait demandé de lui prêter les négatifs - et je me suis fait voler la sacoche dans le métro - et, à ma grande honte, Paris-Match en a reproduit quelques unes -à l'époque -
Je suis un vieux bonhomme qui refuse de vieillir, car mon vieux compagnon Rimbaud a dit : "on n'est pas sérieux quand on a 17 ans" - dussé-je devenir centenaire j'aurai 17 ans pour l'éternité - J'écris : poèmes, nouvelles et contes pour enfants - mais j'ai toujours refusé l'édition ailleurs que dans des revues littéraires et poétiques : Verso et Vents et Marées - j'anime des ateliers d'écriture, et un atelier théâtre - passionné de théâtre et de poésie je vis sur la planète Vénus où tout est luxe, calme et volupté - En pièce jointe vous trouverez une nouvelle qui a obtenu un 1er prix et qui est une auto bio où tout est vécu, sauf la séance de psy bien sûr - cela vous permettra de connaître l'hurluberlu qui a atterri, l'autre soir, sur votre blog - en prime ma dernière nouvelle destinée à un concours dont le thème est 'femme de mer" - bonne lecture !
Permettez-moi de vous adresser mes poétiques amitiés et, comme admiratrice d'un grand comédien, trop tôt disparu, je vous embrasse ! Dans l'impatience de vous relire -"
----- Original Message -----
22 mai 2006
LE PRINCE DE HOMBOURG
" Créé en même temps que le Cid, au Festival d'Avignon de 1951, "Le Prince de Hombourg" permit à Gérard Philipe de montrer un autre aspect de son tempérament.
On connait le sujet du drame de KLEIST : le problème de l'obéissance absolue aux ordres reçus en dépit de toute interprétation personnelle, quand bien même la désobéissance serait assurée du succès.
"Le Prince de Hombourg", déclarait Gérard, était devenu sous Hitler un dithyrambe exaltant la patrie. Et l'on peut donner tant de sens au mot patrie, n'est-ce pas ? En déplaçant l'accent, en modifiant la perspective, on peut faire beaucoup. Il y a dans le Prince de Hombourg une réplique qui illustre bien ce que Jean Vilar et moi-même recherchons dans la mise en scène... Elle est connue... "Il faut faire attention à ce que l'arbre ne cache pas la forêt..." C'est le sentiment général qui guide Vilar plus que les détails...
C'est aussi le sentiment de se trouver devant un chef-d'oeuvre qui fait que le T.N.P. joue une pièce plutôt qu'une autre. Le thème et l'anecdote importent moins... Ainsi dans "Le Prince de Hombourg", il y a un revirement à la fin qui représente une concession de l'auteur à son époque. On sent bien qu'il n'a pas été agréable à KLEIST de faire grâcier le prince, lequel avait gagné la bataille contre les ordres... Mais qu'importe ! A deuxième vue, son héros plus sentimental que raisonnable est follement attachant. C'est un être qui vit et rêve comme l'on peut vivre et rêver sur cette terre".
Extrait tiré de "Gérard Philipe" Souvenirs et témoignages recueillis par Anne Philipe et présentés par Claude Roy.
Gallimard NFR 1960
20 janvier 2006
Gérard PHILIPE et le théâtre populaire
L'animateur de théâtre Michel FONTAYNE avait fait la connaissance de Gérard PHILIPE à l'époque où il projetait de monter Monsieur Puntila et son valet, de Brecht, dans le quartier ouvrier de Courbevoie. L'entreprise, qu'encouragea Philipe, fut un échec. "Je mettais mon échec, raconte Michel Fontayne, sur le compte d'une impssible rencontre entre un être d'origine et de goût paysans terriens, et des ouvriers de la banlieue parisienne représentant pour moi le type même de "l'homme citadin". Gérard me dit bien clairement que j'étais en train de me complaire dans une trop théorique explication, et que là n'était absolument pas la cause, plus directement active, de cet échec.... Je comprends mieux maintenant l'importance de cette règle sociale élémentaire et rigoureuse que Gérard Philipe me montrait du doigt : Ne pas créer un besoin avant que d'être sûr de pouvoir l'assouvir.
Tiré de " Gérard PHILIPE - souvenirs et témoignages -Anne Philipe et Claude Roy - Gallimard NRF 1960
Gérard PHILIPE et le T.N.P.
LE PRINTEMPS DU T.N.P.
Au T.N.P. Gérard PHILIPE trouve un homme, une équipe et un style. Il ne se borne pas à apporter au T.N.P. un nom, une silhouette, une voix. Il lui donnera son talent, sa chaleur et son enthousiasme.
Il ne se contentera pas de jouer au T.N.P. : il va jouer le jeu du T.N.P., le grand jeu de la poésie, de la jeunesse et de l'art pour tous.
"Le T.N.P., écrit Daniel SORANO, a apporté à Gérard ce qu'il apporte à tous, la passion du grand théâtre réalisée totalement, des instruments admirables : le Palais de Chaillot ou Avignon, qui obligent à monter des spectacles de grand style, qui demandent à l'acteur beaucoup de lyrisme et un jeu de grand format. Le style de Vilar contraint à ce dépouillement qui force l'acteur à exprimer d'autant plus, qu'il se sent le centre même de l'intérêt du spectacle. Gérard avec son vrai tempérament d'acteur, son goût du jeu, ne pouvait y être insensible. Et je crois ne pas me tromper en disant que le T.N.P. a beaucoup apporté à Gérard ; il y a connu les joies de l'équipe, tant au point du vue travail que sur le plan des contacts humains."
Extrait de Gérard PHILIPE (Souvenirs et témoignages recueillis par Anne Philipe et présentés par Claude ROY) Gallimard













