13 juillet 2007
FESTIVAL D'AVIGNON suite ...
Ce serait l'évènement culturel de l'été !
La création la plus éblouissante de l'édition 2007 du festival créé en 1947 par Jean VILAR, serait une pièce de Valère NOVARINA : "L'acte inconnu". Théâtre poétique et visuel.
Notre bonheur, notre chance, si nous ne pouvons nous déplacer pour y assister, c'est la retransmission en direct de la cour d'honneur du Palais des Papes. Dominique PINON figure dans la troupe d'acteurs fidèles à cet auteur. Raison de plus pour ne pas manquer ce rendez-vous !
Et si je vous disais où sera retransmise cette représentation ?
Sur ARTE mercredi 11 juillet à 21 h 45.
Message de Jean Claude reçu sur le forum :
Ce soir, dans mon antre presque nantaise va régner un air provençal - rêve devenant presque réel - la cour d'honneur sera là, devant mes yeux, revenant 44 ans en arrière - vous qui regarderez Arte ce soir, écoutez ! Vous entendrez le chant des cigales - Humez ! Vous sentirez cette odeur de lavande si chère dans cette nuit provençale - et sentez, également, le mistral caresser votre corps - écoutez les voix des comédiens chanter dans l'air de cette nuit d'été - nous y serons n'est-ce pas, tous ensemble ! Unis par cette même ferveur qui, jadis, unissait les 3000 spectateurs dans cette cour d'honneur ! Nous applaudirons et, dès demain, un agréable souvenir nous fera dire : nous y étions ! Jean-Claude
Et voici après la transmission, son ressenti envoyé par mail et copié-collé ici :
Quelles belles performances d'acteurs ! quelle tempête de mots ! Ce théâtre de l'absurde est le digne héritier de Beckett, Ionesco, Jarry...
cela frise, parfois, le génie tant la profusion du verbe oblige le spectateur à une attention permanente - par instant de fugaces coups de chapeau aux classiques : Yorik est le bouffon de Hamlet - René Char est cité ... Heureusement j'ai mis une K7 vidéo - je pourrai le revoir - car, dans tout ce flot on redécouvre des nouveautés à chaque vision - et nous avons de la chance, la télévision permet des gros plans et nous pouvions suivre les corps et les visages comme aucun spectateur de la cour d'honneur - Nous étions ensemble petite soeur, et j'espère que beaucoup de nos compagnes du forum nous ont rejointes !
Je suis heureux de cette soirée - ce spectacle démontre que le théâtre contemporain peut être grandiose - seul petit reproche : la longueur du spectacle - ce qui fait que, parfois, on décroche - c'est pour cela qu'il faut le revoir - j'aimerais que Acte-Sud papier le sorte en livre - je suis certain qu'à la lecture on absorbe plus encore d'éléments - j'ai adoré les pamphlets contre la télé actuelle - contre (pris au 2°degré) les politiques - oui ! il y a du père Ubu là dedans - vous me donnerez votre ressenti, n'est-ce pas ? Bonne nuit petite soeur - je vous embrasse d'un coeur fraternel - demain rendez-vous à 14 h 30, avec mon ami Eric, nous allons essayer de vendre notre Rimbaud-Commune de Paris pour les Hivernales : 10 jours de fêtes en décembre, dans 4 centres socioculturels de St Herblain - ah oui ! j'ai souri, car le nom de cette ville où j'ai vécu 10 ans, et où j'ai travaillé jusqu'à fin juin - a été cité dans la scène où une comédienne cite une liste de villes, réelles et imaginaires - à demain. Jean Claude.
Liza Lo Bartolo Bardin
09 juillet 2007
FESTIVAL D'AVIGNON : 60 ANS !
Jean VILAR sur le forum de théâtre ma vie !
Jean Claude Koutchouck a ouvert un sujet sur le thème du TNP et de Jean Vilar sur mon forum ! Je vous invite en ce 60ème anniversaire du festival de théâtre d'Avignon, d'aller lire ses anecdotes et commentaires !
Merci
Le festival d'avignon fête cette année le 60 ème anniversaire de sa création. Pour fêter cet évènement, hommage est rendu à René CHAR, poète surréaliste vauclusien, ancien résistant et philosophe, puisque cette année nous fêtons aussi le centième anniversaire de sa naissance !
Les deux directeurs du festival IN d'avignon, Hortense ARCHAMBAULT et Vincent BAUDRILLER ont présenté le programme de cette année et les artistes de cette nouvelle édition :
Agnès VARDA, Jeanne MOREAU, Ariane MNOUCHKINE, Jean Pierre VINCENT, Pierre HENRY, Jean François SIVADIER, valère NOVARINA, Robert CANTARELLA, Rodrigo GARCIA, Roméo CASTELLUCI, Ludovic LAGARDE, Krystof WARLIKOWSKI.
Les thèmes communs à ces créateurs tournent autour de la dictature, guerre, de la résistance. Le lien avec René CHAR n'en est que plus évident. C'est René CHAR qui présenta en 1947 Jean VILAR à deux collectionneurs d'art, Yvonne et Christian ZERVOS, qui allaient créer avec lui la semaine d'art..c'est ainsi qu'est né le FESTIVAL D'AVIGNON !
PS : Le festival Off d'avignon présente plus de 800 spectacles cette année ! Oups : le choix va être difficile ! Auriez-vous un conseil ? Je vais aller y passer une journée ! Peut-être demain ! ...
Ah ! Siroter un jus de fruit sur une terrasse de la place de l'Horloge, en regardant les animations des artistes et en récoltant leurs tracts ! Revoir peut-être les vieux copains ... Et trier dans le lot de tracts pour trouver le ... spectacle à ne pas manquer ! Un p'tit tour au Chien Qui Fume ? Qui sait ? En attendant, je vais aller éplucher leur programme sur leur site !
Copyright photo Liza Lo Bartolo Bardin
Vous vous souvenez de Mouna ? Voir le commentaire de JC kOUTCHOUC sur le forum !
18 juin 2007
1954 Jean Vilar et Cinna
Encore un cadeau de mon ami Jean Claude !
17 juin 2007
Entretien Jean Vilar/Agnès Varda
Le jour où me sera donnée la possibilité de transférer un fichier audio sur ce blog, je vous promets de vous publier le magnifique cadeau que je viens de recevoir de mon ami Jean Claude Koutchouk !
Merci de me prévenir si vous pensez qu'il peut y avoir problème de diffusion (copyright...?)
Liza Lo Bartolo Bardin
Georges Wilson et Jean Vilar
La mort de Danton de Georg Büchner.
Pochette d'un enregistrement microsillon 33 tours par le Théâtre National Populaire (TNP) d'extraits avec Georges Wilson et Jean Vilar que nous reconnaissons sur les photos.
Liza Lo Bartolo Bardin
07 juin 2007
Quel beau cadeau !
Je remercie infiniment mon ami Jean Claude Koutchouk pour ce cadeau inestimable ! Sorti de sa collection personnelle ! Venant d'un temps où il fréquentait Jean Vilar et ses comédiens.
Pour vous l'offrir en retour...
20 janvier 2006
ASSASSINAT DU METTEUR EN SCENE
Jean VILAR (Fondateur du TNP - Théâtre national Populaire) est incontestablement l'homme de théâtre français le plus marquant de l'après-guerre. Il a donné un nouvel essor à l'art dramatique et a réussi à conquérir un nouveau public qui s'éloignait du théâtre.
Extraits de : DE LA TRADITION THEATRALE - Jean VILAR - Collection Idées NRF (1963)
ASSASSINAT DU METTEUR EN SCENE
" Il n'est pas de personnage qui ne doive être composé. Il n'est de bon comédien que de composition. Il n'existe pas de rôle qui ne soit de composition.
La composition du personnage est le jeu de la création qui, seul, apparente le métier du comédien à celui de l'artiste. Car composer un personnage, cela implique choix, observation, recherche, inspiration, contrôle.
DU CHOIX -
Le comédien choisit en lui et autour de lui.
Autour de lui, car la nature qu'il a sous les yeux livre à son attention, disons même à sa contemplation, les types les plus divers, les plus marqués.
En lui, car si le comédien n'observe jamais assez la vie qui grouille à ses côtés, d'autre part, il ne livre pas assez souvent sa sensibilité à son contact.
En résumé, un comédien doit pouvoir conserver dans sa mémoire visuelle un type d'homme qui a frappé son attention, comme il doit savoir conserver dans sa mémoire sympathique (ou sensible) les blessures reçues, les souffrances morales subies. Il doit savoir faire usage de cette mémoire et, mieux encore, l'entretenir.
DE L'EXPRESSION DES SENTIMENTS -
Le talent du comédien - et du réalisateur - n'est pas obligatoirement dans la puissance de ses moyens, dans leur multiplicité (ceci est le don du ciel assez méprisable), mais surtout dans le dépouillement de sa puissance, dans le rogorisme de son choix, dans son volontaire appauvrissement."
LE PERSONNAGE ET LE COMEDIEN -
" Le texte sagement travaillé et les personnages pressentis jusqu'en leurs plus lointains prolongements, au cours des quinze ou vingt "italiennes", le réalisateur se livre alors au jeu bénin de la mise en place, le règle et se retrouve aussitôt aux prises avec ces monstres glissants que sont les personnages.
Cela, tous les interprètes le savent aussi. Le personnage et le comédien font deux. Pendant des jours et des jours, le premier échappe au second avec une aisance démoniaque. Le pire alors est de vouloir lutter avec ce fantôme, de le forcer à être vous. Si vous voulez qu'il vienne docilement s'intégrer à votre corps et à votre âme, oubliez-le. Dans cette poursuite par osmose dont il est le témoin averti, le réalisateur doit mettre en confiance l'interprète, lui faire croire qu'il a, comme on dit si justement, trouvé ou retrouvé son personnage. Il n'est pas d'un esprit naïf d'affirmer qu'à un moment de l'interprétation tout n'est plus qu'une question de croyance. C'est par le non-combat, par l'assurance de la victoire sur le monstre fuyant que le comédien, finalement, vaincra. "
Extraits de : DE LA TRADITION THEATRALE - Jean VILAR - Collection Idées NRF (1963)
11 janvier 2006
LECTURES A L'ITALIENNE
Jean VILAR (Fondateur du TNP - Théâtre national Populaire) est incontestablement l'homme de théâtre français le plus marquant de l'après-guerre. Il a donné un nouvel essor à l'art dramatique et a réussi à conquérir un nouveau public qui s'éloignait du théâtre.
Extraits de : DE LA TRADITION THEATRALE - Jean VILAR - Collection Idées NRF (1963)
NECESSITE DE NOMBREUSES LECTURES A L'ITALIENNE
"On ne lit jamais assez l'oeuvre. Le comédien ne la lit jamais assez. Il croit avoir compris l'oeuvre parce qu'il a plus ou moins lucidement saisi l'intrigue. C'est une erreur fondamentale.
Dans les mises en scène habituelles, est-ce trop s'engager que de souligner le peu de cas que l'on fait de l'intelligence professionnelle de l'interprète ? On lui demande d'être un corps, d'être uniquement un pion nerveux sur l'échiquier ou le metteur en scène mène le jeu.
La pièce lue par le metteur en scène une fois, lue la seconde fois à l'italienne, on jette l'interprète sur le plateau. Qu'en résulte t-il ?
Livré trop tôt aux exigences de la plastique, le comédien s'abandonne à ses habituelles réactions conformistes et crée arbitrairement et conventionnellement son personnage sans que son intelligence professionnelle et sa sensibilité aient pu deviner où on allait les mener. D'où, tant de poncifs de jeu !
...
D'où nécessité de nombreuses "italiennes". Le tiers environ du nombre total des répétitions. Au moins. Manuscrit en main. Cul sur la chaise. Le corps au repos. Et la sensibilité profonde se mettant peu à peu au diapason voulu, quand l'interprète a enfin compris (ou senti) ce personnage nouveau qui un jour sera lui."
















