https://youtu.be/TIjXvD5z5aU

Et Puis On S'apercoit
Serge Lama
On arrive tout nu,
un matin au portique,
parmi tant d'étrangers,
on est un inconnu ;
on découvre la vie,
tout comme une Amérique ;
on a soif d'être vieux
avant d'avoir vécu,
ET PUIS... ON S'APERCOIT,
que de partir, ça sert à rien,
ET PUIS... ON S'APERCOIT,
que de rester, ça sert à rien,
alors..., on reste,
alors..., on reste, n'importe où.

On se trouve un matin,
on est deux, face à face,
on se trouve un matin,
deux dans le même lit,
on découvre l'amour,
on lui cède la place,
mais il fait la valise
avant qu'on ait compris,
ET PUIS... ON S'APERCOIT
que d'être deux, ça sert à rien,
ET PUIS... ON S'APERCOIT
que d'être seul, ça sert à rien,
alors on fait, alors on fait,
n'importe quoi !

On rencontre un matin
quelqu'un qui nous ressemble
un qui est étranger
parmi ces étrangers,
on échange des mots
et quelques verres ensemble,
à ces instants, on croit
que la vie va changer,
ET PUIS... ON S'APERCOIT,
que de parler, ça sert à rien,
ET PUIS... ON S'APERCOIT
que de se taire, ça sert à rien,
alors, on dit, alors on dit,
n'importe quoi.

On se trouve, un matin
tout nu devant sa glace,
devant son ombre morte,
on est presqu'étranger,
on se retourne un peu,
mais le passé nous glace
et on s'étonne alors
d'avoir tellement changé,
ET PUIS... ON S'APERCOIT
que le passé, ça sert à rien,
ET PUIS... ON S'APERCOIT
que l'avenir, ça sert à rien,
alors, on meurt, alors, on meurt
n'importe quand !