Avec l'aimable autorisation de l'auteur, Jean Claude Koutchouk, parce que l'essentiel pour moi est de partager les cadeaux que la vie m'adresse et qui font que ma vie se colore d'arc-en-ciel !

"Avouons que le destin (il n'y a pas de hasard) fait bien les choses - ainsi nous partageons les mêmes passions - Jamais je ne remercierai assez ma déesse Vénus pour avoir permis cette rencontre - Non, Liza, il n'y a pas de coïncidence, pas plus que de hasard - il fallait cette rencontre, pour nous enrichir l'un de l'autre - même si nous devions ne jamais nous rencontrer dans la vraie vie -

Ainsi vous avez joué en Avignon ? Votre passion pour Gérard Philipe n'a donc rien d'étonnant - Mais, avez-vous entendu, à travers le chant des cigales, dans la nuit comtadine et le bruissement du Rhône, les voix de Casarès, de Vilar, de Cuny, de Noiret, de Sorano ? J’avoue n'être jamais retourné en Avignon pendant le festival depuis ce soir de juillet 1963 où Jean Vilar, dans la cour d'honneur de ce Palais des Papes resplendissant et bruissant de 4000 coeurs qui pleuraient à l'unisson, lorsque, seul devant l'immense plateau, il nous fit ses adieux - Je le revis en 1967 à Paris dans le "Dossier Oppenheimer" qu'il monta et joua le rôle titre, de ce savant atomiste jugé par les mackartistes pour activités antiaméricaines - Vilar était un homme engagé dans la société, ce que l'on appelle un humaniste - Ce n'est pas pour rien qu'il a joué Arturo UI (Hitler vu par Brecht) et Thomas More, bravant son roi jusqu'à être condamné à mort - Avignon est, sans conteste, ma plus belle histoire d'amour et de théâtre. C'est là que j'ai rencontré celle qui devint ma compagne durant plus de 20 ans et me donna deux fils, mais qui, hélas, m'a quitté pour un autre monde –

Bonne nuit, qu'elle vous soit douce et sereine, emplie de jolis rêves - A très bientôt j'espère -

Poétiquement tout à vous