THEATRE MA VIE !

Romans, nouvelles, poèmes, contes et témoignages pour l'écriture. Photo, vidéos, aquarelles, théâtre, musique, humour et vie pour les autres passions ! Merci d'entrer dans mon univers. Liza Lo Bartolo Bardin. Membre de la S.G.D.L.

17 mars 2008

Le ressenti de Federica sur l'Eté Sicilien

Lors de mon travail de recherche pour l'écriture de ce roman, je me suis adressée aux étudiants de l'université de Catane en Sicile pour collecter quelques citations et proverbes siciliens. Federica est l'une des trois étudiants qui ont si gentiment répondu à mon appel, et voici son ressenti après lecture :


Chère Liza,

J’ai terminé la lecture de ton livre y a quelques semaines et je dois me féliciter avec toi pour plusieurs choses.

Avant tout pour ta façon d’écrire très fluide et introspective, ensuite pour deux portraits en particulier dans le roman : celui de la mammina (en italien on l’écrirait avec 3 « m », si je peux te donner un conseil) Chiara et celui de son père Don Vittorio. J’ai trouvé géniale la description de la souffrance et du désespoir de cette jeune fille, mais en même temps de la dignité, de la force et de la fierté qu’elle montre en devenant tout à coup un guide pour ses petits frères, en opposition à la figure négative d’un père trop violent et sans scrupules, qui traite ses enfants comme des objets. Malheureusement il s’agit d’une triste réalité qui a longtemps existé en Sicile et désormais disparue, mais je trouve que ton travail de « mémoire » a été très important et émouvant puisque on ne doit jamais oublier ses propres racines et toi, de cette façon, tu as parfaitement rendu hommage à l’histoire de ta famille mais, aussi, à celle de millions d’autres familles qui ont vécu des situations plus au moins pareilles (et, comme tu sais bien, il y en a vraiment beaucoup!).

Mes félicitations aussi pour ce qui concerne la partie historique : tu as fait une très bonne reconstitution des événements et tu m’as fait découvrir des choses que je ne connaissais pas, tout en étant sicilienne (donc merci infiniment)!

Peut-être la partie qui m’a frappée le plus est celle qui raconte la mort soudaine de Lucia, mais je pense que ça est surtout lié au fait que j’ai vécu une situation pareille avec mon père il y a 3 mois, donc des phrases comme «  le ciel versait ses torrents de larmes pour le départ si inattendu, si illogique, si injuste d’une personne qui donnait l’image et l’exemple de la santé […] » m’ont vraiment touchée.

Merci encore une fois pour m’avoir fait cadeau d’une si belle histoire et de ta gentillesse, j’espère (et j’en suis sûre) que ton livre va avoir beaucoup de succès en France.

Federica


eteSicilien1ere_de_couvPLE

lizabardin@live.fr

pour le commander et le recevoir dédicacé.

135 pages

ISBN 978-2-916685-19-9

Format : 14x20 cm
Prix : 15 €

Posté par LizaLBB à 09:00 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

"1943 Un été sicilien ou enfances en guerre" disponible

Couverture_1943_r_d

Avoir 5 ans pendant la seconde guerre mondiale, en Sicile, pour une petite fille sans maman, ce n'est déjà pas facile.

L'histoire se corse lorsque le père, juste avant le débarquement des alliés sur les côtes siciliennes, décide de "vendre" la petite Lucia à un jeune couple sur la foire aux bestiaux de Catane.

Lucia, n'est pas seule. Sa petite tribu (1 frère et 6 soeurs) espère son retour, tout en subissant les aléas d'une guerre qui s'accentue à partir du 10 juillet lorsque les nouveaux envahisseurs (américains, anglais, canadiens) chassent les premiers (allemands) vers le nord. Et il y a Chiara aussi, la "mamina", fillette de 12 ans qui a pris la place de la mère et dont le rêve est de... mais chut ! Secret ! Secret de famille !

Alors "Un été sicilien" ou enfances en guerre, c'est la vision et le ressenti d'une dizaine de petites graines siciliennes, enfants malmenés par la vie, mais jamais pathétiques, jamais désespérés, toujours prêts à découvrir le meilleur derrière l'ignoble, à découvrir le bonheur derrière les horreurs de la  guerre. Faites attention aux rêves des petites filles siciliennes, un jour ils se réalisent ! Et leurs vengeances aussi ! N'est-ce pas Chiara ?

Vous pouvez lire des extraits sur ces liens :

http://theatremavie.canalblog.com/archives/2007/09/30/5927749.html

http://theatremavie.canalblog.com/archives/2007/04/26/4732437.html

commentaires de lecteurs :

Plus d'infos en m'écrivant : LizaBardin@live.fr 

charrette_sicilienne

Charrette typique sicilienne. On n'en trouve plus qu'en reproduction dans les boutiques de souvenirs. Mais je me souviens en avoir vu il y a une quarantaine d'année, alors que j'étais enfant. J'étais bluffée ! Quel privilège, la balade en charrette sicilienne !



Notez ma nouvelle adresse mail : LizaBardin@live.fr

Un énorme merci AUX SICILIENS ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE CATANE QUI M'ONT AIDEE dans la recherche des proverbes et des citations typiquement siciliennes !

Posté par LizaLBB à 15:13 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2007

Mon deuxième roman : 1943 - Un été sicilien

Mon deuxième roman est terminé. "1943 - UN ETE SICILIEN" est parti chez l'éditeur

Un petit extrait :

Si avissi pignateddu, ogghiu e sali,

facissi pani cuttu, si avissi pani !

Si j’avais une marmite, de l’ail et du sel,

Je ferais du pain cuit, si j’avais du pain

Le 3 novembre 1942, les Allemands subissent leur première défaite terrestre face aux Britanniques à El-Alamein en Libye. Cinq jours plus tard, les Américains débarquent en Afrique du Nord. En mai 1943, ils atteignent Tunis et les forces de l’Axe sont chassées d’Afrique.

Le 13 mai 1943, la campagne de Tunisie est terminée : les alliés sont maîtres de l’Afrique du Nord et peuvent donc entreprendre de nouvelles opérations : l’objectif que les alliés ont à présent dans le collimateur est la Sicile.

Le 28 mai 1943 en Sicile, un chasseur P-40 et un B-26 Marauder américain frappent quatre aérodromes et subissent un feu nourri des défenses anti-aériennes.

Aux premières lueurs de l’aube, le chant des oiseaux réveille la jeune Chiara comme tous les matins. La chambre de ses petits frères et soeurs, la seule pièce de l’étage, ancienne grange de l’antique bâtisse en pierres et en bois, donne sur la campagne. La maison de Don Vittorio, est la dernière du village. De la terrasse, la vue offre le spectacle désolant de terres agraires abandonnées. Quelques vergers verdissent encore le paysage sec, mais l’activité agricole est en suspens depuis le début de la guerre. Les services de l’armée italienne ont enrôlé tout ce qu’ils ont pu trouver d’hommes valides. Ne restent plus que les enfants, les vieillards et quelques privilégiés aux obscures raisons politiques ou personnelles, comme Don Vittorio. Les mines de soufre de la province voisine sont désormais fermées. Les récoltes des grandes fermes sont réquisitionnées par le gouvernement. Les femmes font ce qu’elles peuvent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Un petit potager, entretenu avec peine, non loin de leur maison de village, leur donne de quoi les nourrir elles et leur famille, jusqu’à l’orée de l’hiver pour les produits frais, et au-delà pour les légumes secs comme les haricots, les fèves ou les pois. Les pommes de terre aussi sont appréciées. Quelques volailles et lapins permettent aux plus chanceuses de ces familles de pratiquer le troc avec les citadins de passage. Les rapines des grands frères agrémentent de temps à autre l’ordinaire. La solidarité et la débrouille font le reste. Chanceux sont ceux qui connaissent un pêcheur dans la parenté. Les poissons remplacent avantageusement la viande devenue un luxe sur toute l’île.

Les bombardements sont plutôt rares et ne touchent pas encore les populations des campagnes. La vie se poursuit tant bien que mal. Cependant, il faut encore subir les aléas de la guerre. Les soldats italiens alliés aux unités allemandes ont pris position pour surveiller les côtes d’une part et l’intérieur de l’île d’autre part, en investissant collines et bois. En effet, l'île est défendue par la Sixième Armée italienne qui compte plus de 200 000 hommes au moral plutôt bas, troupes à l’état catastrophique, appuyées par une seule unité de Panzer constituées de jeunes recrues allemandes. Des unités de surveillance qu’il vaut mieux éviter de rencontrer ou de voir débarquer chez soi. Leurs passages dans les fermes sont immanquablement suivis de larmes et de grincements de dents, car forts de leur statut de combattants, les soldats italiens prélèvent leur butin de guerre sur les réserves de nourriture et surtout dans les poulaillers ou les clapiers.

Lorsqu’elle va à la corvée de l’eau, Chiara entend souvent les commères raconter les derniers faits divers. Les soldats réquisitionnent les maisons et les granges, ils volent et violent tout ce qui tombe sous leur main. Et les admonestations indignées mais tardives, et les plaintes pieuses adressées au ciel apportent alors au village une couleur dramatique digne des plus grands mélodrames. Les vieilles se signent, les femmes portent leurs mains à leurs visages comme si elles voulaient se cacher d’hypothétiques violeurs, les petites filles hésitent entre rires et larmes ne comprenant pas vraiment la portée des évènements relatés. Puis le calme revient lorsque le curé, tout en objurgations, leur commande une conduite digne et respectable devant Dieu et les hommes. Chacune repart alors avec la charge d’eau, qui sur la tête, qui sur l’épaule, ou au bout du bras, ruminant dans le cœur idée de fuite pour la plus timorée et idée de vengeance pour la plus intrépide, comme Chiara. « Que ne suis-je un garçon ? Ils verraient, ces porcs, de quel bois je me chauffe ! » Car le malheur tombe sur la pauvre fille violentée. Désormais souillée, elle ne connaîtra plus le respect ni de sa famille, ni des hommes. Plus personne ne la voudra. Vieille fille elle restera, à moins qu’elle ne quitte le pays et trouve asile en un lieu plus ouvert et plus tolérant. Chiara se souvient de la douce et belle Assunta. C’était avant la guerre, mais les mœurs et les évènements n’étaient guère différents en temps de paix. Ce qui fait penser à la petite Chiara qu’il n’y a pas de paix chez les miséreux. Jamais. Des actes de barbarie, il y en a en tous temps, de guerre ou de paix. Assunta du haut de ses quatorze ans, pure beauté brune aux lignes fines, était l’image même de la candeur et de l’innocence. Son seul péché fut de se trouver sur le chemin d’une de ces bandes de maraudeurs que la mafia envoyait pour prélever le tribut aux fermiers. Fromages, volailles, jambons, légumes… cependant d’autres appétits furent assouvis ce jour-là. Pour le grand malheur de la jeune fille. De dépression en névrose, elle finit par se pendre chez elle, dans la maison où personne ne lui adressait plus la parole. De petite fille, elle devint en un seul jour, fille perdue. Sacrifiée sur l’autel du sacro-saint honneur de la famille.

Liza Lo Bartolo bardin

CopyrightFrance et  SGDL

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Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui.
[ Sacha Guitry ]

plus d'infos : lizabardin@live.fr

Posté par LizaLBB à 08:50 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juillet 2007

10 JUILLET 1943 ... le débarquement !

C'était il y a soixante quatre ans !

Le 10 juillet... Les forces alliées, U.s.a, Royaume-Uni, Canada, débarquaient sur les côtes siciliennes pour libérer l'île, et plus tard la botte italienne, de l'envahisseur allemand.

Pourquoi j'en parle ? Parce que d'origine sicilienne, il m'a paru nécessaire de témoigner de cette époque dont les souvenirs commencent à s'émousser avec le temps et le départ de ceux qui ont vécu et connu ces évènements marquants et traumatisants pour les enfants de l'époque (sujet de mon roman).

Je termine donc ce deuxième roman qui traite de cette époque et plus particulièrement de cet été 1943. En combinant récits, documents et imagination, j'ai utilisé les souvenirs et les anecdotes que j'ai pu entendre depuis mon enfance et créer ainsi une fiction romanesque sur fond d'histoire.

Son titre  : "1943 - UN ETE SICILIEN" ou les enfances en guerre."

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Posté par LizaLBB à 14:01 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 juin 2007

APPEL A TOUS LES SICILIENS !

APPEL à tous les siciliens de France et d'ailleurs

Je m’appelle Liza LO BARTOLO BARDIN. Auteur, d’origine sicilienne, il me parait nécessaire, avant que les mémoires et les souvenirs ne s’effacent avec le temps, de témoigner sur une époque traversée à travers le chaos de la deuxième guerre mondiale, plus précisément le débarquement des alliés en Juillet 1943. C’est pourquoi je lance un appel afin de récolter PROVERBES, CITATIONS, DICTONS TYPIQUEMENT SICILIENS auprès de ceux  qui ont envie d’apporter leur contribution à mon projet… ci-dessous résumé :   

« 1943 – UN ETE SICILIEN ou les enfances siciliennes »

Roman

Sera présenté lors du prochain salon du Livre de Paris-Porte de Versailles en mars 2008

En fin d’écriture

UN EXTRAIT DU PROLOGUE

« Cette nuit-là, la  famille regroupée autour des enfants de Lucia, fit ce que toute famille ressent le besoin de faire dans telle circonstance : retrouver et conserver la mémoire. Mais qui dit souvenirs de famille, dit aussi secrets, mystères, rumeurs, venins distillés au cours des années, et horreurs savamment occultées, étouffées au nom du sacro-saint respect dû aux anciens. Même si parmi ces anciens honorables existait la pire engeance que la terre ait jamais portée. La mort de Lucia permit d’ouvrir le grand livre des souvenirs. »

EXTRAIT DU 1er CHAPITRE

La foire aux bestiaux - (Avril 1943)

La Sicile fut bombardée dès avril 1943, ensuite, les Alliés (américains, britanniques et canadiens) établirent un plan d'attaque amphibie, qui prendra effet le 10 Juillet. Grâce à leur coordination exceptionnelle, l’opération Husky connut un véritable succès.

            

« « …L’homme, l’enfant, et la mule, avancent solitaires et muets. Entre chien et loup, lorsque l’aube est encore incertaine, et que la nuit hésite encore à laisser la place, la campagne sicilienne semble abriter toutes sortes de sortilèges mystérieux et secrets. D’autres sons à présent accompagnent nos voyageurs. Bruissements de feuillages frôlés, craquements de brindilles mortes, sifflements indéfinissables … Seul le bruit régulier, sec et mat des sabots sur le chemin pierreux semble réel. La mule, chevauchée par une silhouette insolite, bossue, avance lentement sur un de ces sentiers escarpés qui relient les hameaux de montagne à la vallée. A califourchon sur sa croupe, blottie sous la cape de l’homme en noir, la petite fille à moitié endormie s’agrippe pour ne pas tomber… »

Copyright SDGL Liza Lo Bartolo Bardin

Pour me contacter, et me confier les PROVERBES, DICTONS, CITATIONS, typiquement siciliens dont vous vous souvenez, avec leur traduction en italien et en français, merci ! Ils me seront très précieux.

Liza

06.10.63.76.87

lizabardin@live.fr

http://theatremavie.canalblog.com/

courrier :   Liza BARDIN  - Route de Rescourio – 56920 NOYAL PONTIVY

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Posté par LizaLBB à 21:50 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juin 2007

Les dernières pages...

"1943 - Un été sicilien !"

Ce deuxième roman, en fin d'écriture, me donne soudain des angoisses indescriptibles ! Je n'ose le finir, comme si sa fin allait marquer l'achèvement de toute une époque. Comme si le départ de mes parents et la clôture de ce roman étaient intrinsèquement liés. C'est leur disparition inacceptable qui est à l'origine de ce projet.

Il ne reste pourtant pas grand chose pour le terminer... Juste quelques proverbes ou dictons, quelques adages bien siciliens pour souligner la profondeur et la richesse de leur culture.

Alors, je vous fais un appel du pied ! Siciliens de France et d'ailleurs !

Si vous connaissez proverbes, dictons, citations, adages typiquement siciliens (avec leur traduction) merci de me les faire connaître !

Votre aide m'est précieuse... une baisse de régime en ce moment... comme un gros coup de blues... cette impression toujours présente que le temps me file entre les doigts et que je n'y arriverai pas !

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Lizakipanikmaiskicomptesurvous...

Posté par LizaLBB à 19:03 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2007

1943 - UN ETE SICILIEN

Le titre de ce deuxième roman devait être à l'origine "LES ENFANCES SICILIENNES".

Le premier chapitre "La foire aux bestiaux" est paru dans le recueil collectif des nouvelles "BOUQUET DE TULIPES".

Aujourd'hui j'ai préféré renommer ce roman : "1943 - UN ETE SICILIEN"

Le thème de ce roman :

Les souvenirs, anecdotes et traumatismes des enfants, liés au débarquement des alliés (américains, Britanniques et Canadiens) en Sicile le 10 juillet 1943.

Les personnages :

les héros de cette histoire m'ont été inspirés par les membres de ma famille,mère, tantes et oncle... ce n'est cependant pas une biographie de la famille. Tout est largement romancé avec pourtant un fond strictement historique.

Présentation du roman :

Je dédie ce roman, librement inspiré des souvenirs récoltés auprès des anciens de la famille, à mon père, à mes frères, mes cousins et cousines, mes tantes et oncles, de France ou de Sicile, d’Allemagne ou des Etats-Unis,

En hommage à tous ces exilés par nécessité vitale, qui ont su s’intégrer tout en conservant l’intégrité de leur pays d’origine. Le travail dur et dangereux de la mine était tout ce qu’ils pouvaient espérer. Malgré les difficultés liées aux différences climatiques, linguistiques, ils se montrèrent courageux et fiers de travailler si loin de leurs racines. Mais leur cœur et leur âme étaient toujours tendus vers leur terre natale, pour aider ceux qu’ils ne pouvaient oublier, ceux qui étaient  restés au pays pour faire survivre le peu de bien à sauver, un lopin de terre, une bâtisse, une communauté rigide et orgueilleuse. Une race d’hommes et de femmes qui avaient hérité de l’esprit et du sang volcanique de l’Etna. Une race de seigneurs enragés pour la survie de leur espèce. Des paysans ou des éleveurs attachés à leur lopin de terre comme des esclaves à leurs maîtres. Des esclaves aux cœurs fiers et nobles, courageux et opiniâtres.

En hommage à ma petite mère, trop tôt disparue, qui a fait de son mieux pour élever ses enfants tout en ayant manqué de l’essentiel : l’amour d’une mère et la considération d’un père. Lorsque manque l’amour, le ciment même de la vie, les nouvelles fondations se révèlent fragiles et les souffrances psychologiques finissent pas être le seul héritage de toute une génération, celle née déracinée. L’amour qu’on n’a pas connu peut-il jamais se transmettre ?

A toi, Gaétane… brunette aux yeux bleus, partie avant que nous ayons eu le temps de nous parler… vraiment. Maman qui n’a jamais pu prononcer les mots d’amour dont j’étais assoiffée et qui me manqueront jusqu’au bout de mon parcours.

Il nous restait tant à apprendre l’une de l’autre… J’avais confiance en l’avenir. Je me disais toujours que le temps viendrait de notre rencontre, de nos retrouvailles, du véritable partage, de l’amour partagé d’une mère et de sa fille.  Le temps nous a manqué … Cruellement.

Le récit qui suit n’est absolument pas biographique.  Je vous demande donc de considérer ce récit comme une fiction plus ou moins historique. Un récit romancé qui relate le vécu traumatisant  de certains enfants siciliens, l’été 1943 lors du débarquement des alliés sur les côtes de leur île.

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Enfin disponible sur :

lizabardin@live.fr

Posté par LizaLBB à 18:02 - 014 - 1943 - UN ETE SICILIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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